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Modèle de contrat de
prêt à usage
d’un bien foncier agricole
Conseils pratiques
et modèle de contrat commenté


Dans le contrat rédigé
ici, un propriétaire foncier prête des biens fonciers agricoles à un exploitant
agricole :
►
soit pour qu’il les lui restitue à terme (le plus souvent, il s'agit
d'une parcelle agricole),
►
soit parce que le contrat de prêt est la solution la mieux adaptée
à une situation familiale.
Le prêt à usage de biens immobiliers agricoles répond aux mêmes règles que le
prêt d'un matériel mais, du fait la différence de nature et d'utilisation des
biens prêtés, les clauses du contrat diffèrent.
►
L'intérêt du contrat pour l'emprunteur
L'avantage pour
le bénéficiaire qui exploite des parcelles, sans avoir à donner de contrepartie,
apparaît clairement par rapport au bail à ferme : la gratuité !
Cependant, le statut du fermage ne s'applique pas et l'exploitant est moins
protégé par la loi que s'il était fermier.
Si le prêt porte sur plusieurs hectares, il faut qu'il soit consenti sur une
durée suffisamment longue pour assurer une certaine stabilité de la surface
exploitée et, donc, du revenu, puisque l'exploitant n'a pas la même protection
légale que dans le fermage, droit au maintien dans les lieux et droit au
renouvellement du bail.
Le prêt sur une petite surface est moins important pour l'exploitant ; il est
«un plus» pendant la période du contrat.
► Le
propriétaire peut, aussi, y trouver un certain nombre d'intérêts.
Le propriétaire ne reçoit pas de fermage, mais il a, en
contrepartie, des terres entretenues dont il peut retrouver la disposition à une
date fixée dans le contrat ou à chaque échéance du contrat.
Cette formule peut convenir :
-
Au
propriétaire foncier en situation d'attente qui veut se réserver
la possibilité de vendre les terrains libres d'occupation (par exemple,
attenants à une autre propriété destinée à être vendue)
-
Au propriétaire foncier qui
veut garder la possibilité d'utiliser une partie de ses terres à sa convenance
: il fera 2 contrats, un contrat de fermage pour une partie du terrain et un
contrat de prêt pour l'autre partie.
-
Au propriétaire associé
exploitant d’une société agricole, qui, au lieu de mettre ses terres à
la disposition de la société par une convention de mise à disposition, préférera
les prêter à la société.
Cette solution lui permet, au moment de la retraite, de continuer à prêter ses
terres à la société et de rester associé, simple apporteur de capital, sans
perdre son droit la retraite.
S'il choisit de mettre ses terres à la disposition de la société, il devra, lors
de son départ à la retraite, soit reprendre ses terres, car il ne sera plus
exploitant et le contrat de mise à disposition ne sera plus possible, soit
transformer le contrat de mise à disposition en contrat de fermage.
-
Au conjoint non exploitant
: si les terres n'appartiennent pas au patrimoine commun des deux époux, celui
qui n'est pas exploitant peut prêter à l'autre ses biens propres pour qu'il les
exploite.
-
Le prêt peut être préféré à
l’usufruit car il ne nécessite pas de publicité foncière et les biens
prêtés n’entrent pas dans le patrimoine pour le calcul de l'impôt sur la fortune
(ISF)
► A noter
L'exploitant qui bénéficie du prêt doit être en règle
avec le contrôle des structures.
Le contrôle des structures porte sur toutes les surfaces exploitées
quelle que soit la nature de l'acte qui donne la jouissance des biens
(propriété, location, mise à disposition prêt etc.). Si, en raison du prêt, la
surface exploitée par le bénéficiaire dépasse le seuil départemental,
l'autorisation d'exploiter doit être obtenue.
►
Attention !
Le prêt est gratuit.
Une contrepartie financière ou en nature au prêt du terrain d'une
certaine superficie, par exemple, sous forme de « petits services », peut
entraîner l'application du statut du fermage, si l'emprunteur le demande devant
le tribunal des baux ruraux et s'il est capable d'apporter la preuve qu’il a dû
s’engager à fournir régulièrement cette contrepartie.
Bien évidemment, dans la réalité, il est fréquent qu’un propriétaire non
exploitant laisse à un agriculteur la possibilité d’exploiter des champs,
lesquels, faute d’entretien, deviendraient des friches agricoles
En remerciement du prêt, l’exploitant ne doit être tenu à aucune obligation,
mais peut exprimer sa "gratitude" sans risque pour le Prêteur dès lors que
certaines précautions sont prises.
Le Modèle
de Contrat de prêt à usage de terres agricoles rédigé comprend des variantes de
clauses, en fonction des diverses hypothèses envisagées.
Il inclut le sort des droits à produire et détaille les
obligations qui peuvent être mises à la charge de l’une ou l’autre des 2
parties.
Il est complété d’un modèle d’Etat des Lieux.
Il vous
est livré sur votre espace client sous format Word afin que vous puissiez le
compléter et l'alléger des clauses qui ne correspondent pas à vos choix.
« Qui
peut le plus peut le moins ! »
Ce contrat concerne le prêt de foncier agricole, mais il peut
être adapté pour tout autre type de bien foncier, à usage agricole ou non,
puisqu’il suffira d’enlever les dispositions particulières à l’agriculture.
Le fichier du dossier sous format PDF : 17 pages
format A4.
Le fichier du dossier sous format Word ( les modèles proprement dits) : 10 pages Découvrez notre Modèle:
1. LES REGLES DU PRET A USAGE
1.1 Les obligations de l'emprunteur
1.2 Les obligations du Prêteur
1.3 Le choix de la durée du prêt
1.4 Les formalités facultatives du contrat
2. LE MODELE COMMENTE DE
CONTRAT DE PRET A USAGE D’UN BIEN
FONCIER AGRICOLE
Article 1. Objet
Article 2. Durée du contrat
Article 3. Charges et conditions
Article 4. Déclarations
Article 5. Condition résolutoire
Article 6. Fin du contrat
Article 7. Election de domicile
Article 8. Frais
3. LE MODELE D'ETAT DES LIEUX


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